Quand un gastro-entérologue annonce qu’il faudra faire une gastroscopie et une coloscopie le même jour, beaucoup de patients stressent immédiatement.

Certains imaginent une procédure interminable. D’autres pensent qu’ils vont passer la journée entière en examen. Et honnêtement, Internet n’aide pas toujours à calmer les inquiétudes. Pourtant, dans la majorité des cas, les deux examens sont relativement rapides. Ce qui prend du temps, ce sont surtout les étapes autour : l’accueil, l’anesthésie, la préparation et la surveillance après le réveil. Et finalement, beaucoup de patients trouvent même plus pratique de tout faire en une seule fois.

Pourquoi faire les deux examens le même jour ?

Cette association est très fréquente aujourd’hui. Le médecin peut vouloir explorer à la fois le haut et le bas du système digestif afin d’obtenir une vision plus complète. Cela arrive notamment quand les symptômes restent difficiles à expliquer ou lorsqu’il faut vérifier plusieurs zones digestives en même temps.

Les douleurs abdominales persistantes, les saignements digestifs, certaines anémies ou encore des troubles digestifs chroniques peuvent conduire à cette double exploration.

Et puis, il y a aussi une question très simple de confort.

Faire les deux examens le même jour évite :

  • deux anesthésies ;
  • deux préparations ;
  • deux journées stressantes.
Un médecin qui explique à sa patiente le déroulement d'une opération

La plupart des patients préfèrent largement cette solution plutôt que de revenir plusieurs semaines plus tard pour recommencer tout le processus.

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La gastroscopie : un examen plus rapide qu’on ne le croit

La gastroscopie permet d’observer l’œsophage, l’estomac et le début de l’intestin grêle.

Le médecin utilise un tube souple très fin équipé d’une caméra miniature. Celui-ci passe par la bouche afin de visualiser directement les muqueuses digestives.

L’objectif consiste notamment à rechercher :

  • un reflux important ;
  • des ulcères ;
  • des inflammations ;
  • certaines lésions ;
  • des infections digestives.

Dans beaucoup de cas, l’examen dure moins de quinze minutes. Parfois même beaucoup moins.

Quand tout se déroule normalement et qu’il n’y a pas de geste complémentaire particulier, la procédure reste très rapide. Les patients sont souvent surpris après coup par cette courte durée.

La coloscopie demande un peu plus de temps

La coloscopie explore cette fois le côlon et le rectum. Le principe technique ressemble beaucoup à celui de la gastroscopie. Une caméra montée sur un tube souple permet au médecin de progresser à l’intérieur du côlon pour examiner les parois digestives.

Cet examen sert notamment à détecter :

  • des polypes ;
  • des inflammations ;
  • certaines maladies intestinales ;
  • des lésions suspectes ;
  • des saignements digestifs.

La durée varie davantage que pour la gastroscopie.

En moyenne, il faut compter entre vingt et quarante-cinq minutes selon plusieurs éléments :

  • la facilité de progression dans le côlon ;
  • la qualité de la préparation digestive ;
  • la présence de polypes ;
  • les biopsies éventuelles.

Quand des polypes doivent être retirés, l’examen peut durer un peu plus longtemps.

Alors combien de temps faut-il prévoir au total ?

C’est LA question que tout le monde pose. Et la réponse rassure généralement. La durée médicale réelle des deux examens réunis dépasse rarement une heure.

Dans beaucoup de situations, tout est terminé en trente à quarante minutes.

Mais attention : cela ne correspond pas au temps total passé à la clinique ou à l’hôpital. Car autour des examens, plusieurs étapes prennent aussi du temps :

  • préparation avant l’intervention ;
  • installation ;
  • anesthésie ;
  • réveil ;
  • surveillance médicale.

Au final, il faut souvent prévoir une demi-journée complète. Certaines personnes arrivent tôt le matin et repartent en début d’après-midi.

L’anesthésie change énormément le confort

Il y a quelques années encore, certains patients réalisaient ces examens sans véritable sédation. Aujourd’hui, la situation a beaucoup évolué.

Quand gastroscopie et coloscopie sont programmées ensemble, une anesthésie légère ou une sédation profonde est très souvent proposée.

Et honnêtement, cela améliore énormément l’expérience.

Le patient dort pendant les examens. Il ne voit généralement rien et ne ressent pratiquement aucune gêne.

Beaucoup décrivent même une impression étrange après le réveil : celle que tout est passé extrêmement vite. Cette anesthésie reste courte. Mais elle impose tout de même quelques précautions ensuite, notamment l’interdiction de conduire le jour même.

La préparation de la coloscopie reste souvent le moment le plus désagréable

Les gastro-entérologues l’entendent constamment. Très souvent, les patients redoutent davantage la préparation que les examens eux-mêmes. Avant une coloscopie, le côlon doit être parfaitement propre afin de permettre une bonne visibilité.

Cela implique généralement un régime alimentaire spécifique pendant un ou plusieurs jours, puis la prise d’une préparation laxative assez puissante.

Cette phase entraîne plusieurs passages fréquents aux toilettes et fatigue parfois un peu les patients. Mais cette préparation reste indispensable.

Quand le côlon est insuffisamment nettoyé, certaines lésions peuvent passer inaperçues. Dans certains cas, il faut même recommencer l’examen plus tard.

Les biopsies inquiètent souvent à tort

Le mot “biopsie” fait peur à beaucoup de personnes. Pourtant, ces prélèvements sont extrêmement fréquents pendant les gastroscopies et les coloscopies.

Le médecin prélève simplement de minuscules fragments de tissu afin de les analyser au laboratoire.

Ces analyses permettent notamment :

  • de rechercher une inflammation ;
  • d’identifier certaines infections ;
  • d’étudier des cellules ;
  • de vérifier la nature d’une anomalie.

Et contrairement à ce que beaucoup imaginent, les patients ne ressentent généralement aucune douleur liée à ces prélèvements pendant l’examen.

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Que ressent-on après les examens ?

La récupération varie beaucoup selon les personnes. Certaines reprennent presque immédiatement une activité normale dès le lendemain. D’autres préfèrent passer une journée tranquille à récupérer.

Après une coloscopie, il reste fréquent de ressentir quelques ballonnements. De l’air est introduit dans le côlon pendant l’examen afin d’améliorer la visibilité. Cela peut donc provoquer une sensation de ventre gonflé pendant quelques heures.

Après la gastroscopie, certaines personnes décrivent plutôt une gorge légèrement irritée ou une petite gêne temporaire pour avaler.

Dans la majorité des cas, ces sensations disparaissent rapidement. Le plus fréquent reste finalement la fatigue liée à l’anesthésie. Beaucoup de patients rentrent chez eux puis dorment une bonne partie de la journée.

Certaines situations nécessitent quand même de recontacter rapidement un médecin

Les complications graves restent rares. Heureusement. Mais certains symptômes doivent tout de même pousser à consulter rapidement :

  • douleurs importantes ;
  • saignements abondants ;
  • fièvre ;
  • malaise ;
  • vomissements persistants.

Heureusement, la très grande majorité des examens se déroule sans problème particulier.

Pourquoi ces examens restent-ils aussi importants ?

Parce qu’ils permettent parfois de détecter des maladies très tôt.

Et dans le domaine digestif, cette précocité change énormément les choses.

Certains polypes retirés pendant une coloscopie auraient pu évoluer plus tard vers des lésions beaucoup plus sérieuses. D’autres examens permettent simplement d’écarter une maladie inquiétante et de rassurer le patient.

Ce soulagement psychologique compte énormément aussi.

Car vivre pendant des semaines avec des douleurs digestives ou des symptômes inexpliqués devient vite épuisant mentalement.

Le stress avant l’examen reste extrêmement fréquent

Même les personnes habituellement calmes peuvent angoisser avant une gastroscopie ou une coloscopie.

La peur de la douleur, de l’anesthésie ou des résultats revient très souvent.

Et pourtant, beaucoup de patients disent ensuite exactement la même chose : “Je m’attendais à bien pire.”

Les équipes médicales réalisent ces examens quotidiennement. Elles connaissent parfaitement les inquiétudes des patients et prennent généralement le temps d’expliquer les choses avant la procédure.

Le plus difficile reste souvent l’attente avant le rendez-vous.

Quelques conseils simples permettent de vivre cette journée plus sereinement

Certaines habitudes aident vraiment :

  • préparer ses documents la veille ;
  • porter des vêtements confortables ;
  • suivre attentivement les consignes alimentaires ;
  • prévoir une personne pour le retour ;
  • éviter les recherches anxiogènes sur internet juste avant l’examen.

Et surtout, il faut garder en tête une chose importante : ces examens sont devenus extrêmement courants aujourd’hui.

Les techniques ont énormément progressé. Le confort aussi.

Finalement, le plus long reste souvent l’inquiétude avant les examens

Avant le rendez-vous, beaucoup de patients focalisent sur la durée, la douleur ou les complications possibles.

Puis après, ils réalisent souvent que tout s’est déroulé beaucoup plus simplement qu’ils l’imaginaient.

Et honnêtement, faire une gastroscopie et une coloscopie en même temps permet surtout d’éviter plusieurs périodes de stress séparées.

En une seule journée, les médecins peuvent obtenir énormément d’informations importantes sur le système digestif. Et dans beaucoup de situations, cela permet aussi d’obtenir plus rapidement des réponses concrètes sur l’origine des symptômes.

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